L'ex-sénateur Jean-Vincent Placé a été interpellé le 5 avril dernier, en état d'ébriété à la sortie d'un bar. Ce mercredi, il était jugé pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité public, injure à caractère racial et violence". Il a reconnu s"être montré « lourd » avec un groupe de jeunes femmes et avoir un problème avec l'alcool depuis plusieurs années. 

Ce mercredi, l'ancien sénateur et secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé comparaissait pour "violence, injures à caractère raciale et outrages sur personne dépositaire de l’autorité public" devant la 10e chambre du tribunal correctionnel. 

Elégant, droit comme un "i" à la barre, Jean-Vincent Placé est revenu sur la soirée du 4 avril qui l'a mené à comparaître devant ce tribunal. Après avoir partagé un repas avec des amis du Sénat, il se rend avec l'un d'entre eux à La Piscine, un bar animé du Quartier latin. Il reconnaît ce soir-là avoir été « lourd » avec un groupe de jeunes femmes, voir « extrêmement insistant ». Jean-Vincent Placé évoque également un problème d'alcool. Une addiction contre laquelle il tente de lutter depuis 10 ans, en vain. D'ailleurs, il confie être notamment interdit d'entrée au Castel, un bar voisin, en raison d'une altercation causée par son alcoolisme.

« On n’est pas à Ouagadougou, y a des promotions chez Ryanair »

Dans ce dossier, Jean-Vincent Placé est poursuivi pour avoir agrippé fortement le bras d'une jeune femme, ce qu'il reconnaît tout en niant avoir fait preuve de violence. Des affirmations que contredit le videur du bar : « Je l’ai vu lui tirer le bras pour la ramener entre ses cuisses », soutient-il. Le videur soutient également que l'homme politique a proposé de l'argent à l'une des jeunes femmes pour qu'elle fasse une « gâterie » à l'un de ses amis. Là encore, Jean-Vincent Placé nie. Pour ce qui est de la jeune femme, qui n'a pas souhaité être présente aujourd'hui, elle a adressé au président un courrier expliquant que la lettre d'excuses de Jean-Vincent Placé lui suffisait.

Le procureur a requis six mois de prison avec sursis, assortis de deux ans de mise à l'épreuve, ainsi que 1.000 euros d'amende pour des faits d'injures à caractère racial, Jean-Michel Placé ayant déclaré au videur du bar : « On n’est pas à Ouagadougou, y a des promotions chez Ryanair ».

Le jugement a été mis en délibéré au 10 septembre. 

Réagissez !

Vous devez être connecté pour commenter

L'appli !

L'application mobile Le Vrai Site

Téléchargez maintenant !