Le chef de l'État sortant, Nicolas Maduro, a été réélu ce week-end président du Vénézuela avec près 70% des suffrages. Sa victoire est très contestée par la population mais aussi par l'opposition et une partie de la communauté internationale.

Ce dimanche, Nicolas Maduro, chef de l'État sortant du Vénézuela, a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle avec plus de 70% des suffrages, suite au dépouillement de la quasi-totalité des bulletins de vote. Cette victoire amène beaucoup de suspicions de la part de la population, mais aussi de l'opposition et de la communauté internationale, quant à la légalité de ce résultat. Ainsi le président socialiste remporte 67,7% des voix contre 21,2% pour son principal adversaire, Henri Falcon. Ce dernier a d'ailleurs rejeté les résultats, et demande un nouveau vote avant la fin de l'année. La présidente du Conseil national électoral, Tibisay Lucena, fait état d’une « tendance irréversible ».

Les électeurs recevaient des bolivars après avoir voté

Selon Henri Falcon, il y a un total manque de légitimité dans cette élection. « Nous ne reconnaissons pas ce processus électoral, pour nous, il n’y a pas eu d’élection. Une nouvelle élection doit être organisée au Venezuela », avait-il cité lors d'une conférence de presse. Il accuse d'ailleurs le gouvernement d'avoir fait pression sur les électeurs. 

L'adversaire de Nicolas Maduro pointe du doigt les tentes, aussi appelées les points rouges, installées près de chaque bureaux de vote et installées par le PSUV. Après avoir été voté, les électeurs se rendaient dans un des 12 711 points rouges pour s'inscrire et espérer obtenir la récompense promise par le président. Les électeurs devaient par la suite recevoir un virement de 10 millions de bolivars après avoir voté.

D'autres pays s'occupent de cette affaire de scrutin

En dehors de l'opposition, les États-Unis, l'Union européenne et le groupe de Lima (alliance de 14 pays d'Amérique et des Caraïbes) rejettent ce scrutin et dénoncent cette fraude qui existe depuis des mois dans le pays. 

Près de 20 millions d’électeurs étaient appelés à voter dimanche à l'élection présidentielle, dont Nicolas Maduro était le grand favori, alors que plus de 75 % des Vénézuéliens désapprouvent ses actions envers le pays, liées notamment aux pénuries de nourriture, de médicaments, ou encore d’électricité. Il y a également une forte hausse de l'insécurité actuellement.

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