France Info a enquêté sur le numéro d'écoute des victimes de violences conjugales. Certaines femmes auraient été accueillies avec des mots qui les ont choquées.

Sur les réseaux sociaux, les langues se délient. Sur la page Facebook "Paye ton psy", des témoins racontent leurs expériences douteuses avec le milieu de la psychiatrie. Mais certaines femmes ont fait également part de l'accueil qu'elles ont reçu lorsqu'elles ont téléphoné au numéro d'écoute pour les victimes de violences conjugales. France Info a décidé d'enquêter dessus.

Ce numéro a été mis en place par la Fédération nationale solidarité femmes et soutenu par le gouvernement. Il s'agit d'une plateforme d'écoute téléphonique et d'orientation. Une jeune femme de 26 ans témoigne. Victime de violences sexuelles et physiques de la part de son ex-conjoint et d'un ami, elle décide de composer le numéro. Aujourd'hui elle le regrette. Au téléphone, l'écoutante lui explique que le problème vient d'elle. "Elle n'arrêtait pas de répéter : 'Vous avez joué avec le feu''", écrit-elle. Elle dénonce une écoutante "assez sèche, pas très compréhensive" et même "moqueuse". Au bout du fil, son interlocutrice aurait fini par lui dire : "Continuez à penser ça [que vous n'y êtes pour rien] si vous voulez, mais il continuera de vous arriver ce genre de choses", selon France Info.

D'autres femmes expliquent avoir été choquées par la façon dont elles étaient accueillies au 3919. Interrogée par France Info, la directrice générale de la FNSF, Françoise Brié, affirme qu'il "arrive" que des femmes fassent des "réclamations", mais que "ces cas restent exceptionnels". "S'il y a eu des choses mal vécues par les personnes qui nous ont appelés, il faut qu'elles nous le signalent pour comprendre ce qu'il s'est passé. C'est important qu'on reprenne ce qui s'est passé avec l'écoutante", dit-elle. Chaque année, le 3919 reçoit des milliers d'appels (48.000 en 2015).

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