Sur Twitter, un père a voulu partager la détresse de son fils qui souhaitait une poupée pour Noël et qui n'osait pas la demander car le jouet se trouvait dans les "pages roses" du catalogue... Il a reçu une vague d'insultes homophobes en retour.

Chaque année c'est la même chose. Bien qu'il est possible de noter un certain effort de "mixité" de la part de quelques fabricants de jouets, la plupart impriment et envoient dans les foyers français des catalogues où les jouets pour garçons et ceux pour filles sont bien distincts et caractérisés par un univers "bleu" pour l'un et "rose" pour l'autre.

Le fils de Guillaume Champeau, fondateur de Numerama, en a malheureusement fait les frais. Agé de 4 ans, le jeune garçon repère dans le catalogue une jolie poupée. L'objet de sa convoitise se trouve malheureusement dans les pages "roses" réservées aux fillettes. Il demande alors plusieurs fois à ses parents si seules les filles ont le droit de choisir des jouets dans ces pages et lorsque ses parents lui répondent qu'il en a tout autant le droit, le petit garçon est tout content. 

"Sur son visage, sourire de soulagement, yeux pétillants, et il commence à parler de la poupée Reine des Neiges, ou de la Barbie Arc-en-ciel. Il avait gardé ça en lui.", témoigne son papa, qui n'hésite pas à partager cette anecdote sur Twitter.

Au début, les réactions des internautes sont bienveillantes à son égard, mais très vite, de nombreux utilisateurs de Twitter lâchent des commentaires homophobes et insultants envers le petit garçon.

"@gchampeau futur pd celui la", twitte par exemple un certain "salu", ou encore : "ptdr le jour ou j'vois mon fils jouer avec une poupée il prend deux gifles et il ira faire de la muscu à 10 ans", poste un autre utilisateur, quand un autre s'exclame : "Ton fils (4 ans) est déjà un petit pd à son âge ? Vraiment incurable cette maladie..."

Le jeune papa, qui va bien déposer une poupée au pied du sapin de Noël, a déclaré : "Je n’y prête strictement aucune importance, ça m’atteint pas, et je ne souhaite même pas qu’on les censure. Pour moi, c’est important que les cons puissent s’exprimer, sinon on ne saurait pas que la connerie existe, ou pas à ce point, et on ne saurait pas quoi leur répondre. Donc, qu’ils s’expriment, qu’ils insultent. Tant mieux. Ca les rend visibles [...] N’étant pas homosexuel, je n’ai jamais subi l'homophobie. Mais là, je l’ai vue de mes propres yeux, toutes les minutes ou presque, s’égrainer toute la journée sur mon écran Tweetdeck. J’ai aussi vu à quel point c’était « communautaire » et ça m’inquiète beaucoup."

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