Malgré deux scandales qui ont éclaté en 2014 et en 2015, l'entreprise Uber est accusée de n'avoir pas pris les mesures nécessaires à la protection des données de ses clients.   

Dans une enquête du Center for Investigative Reporting, plusieurs employés et ex-salariés d'Uber affirment que l'entreprise permettrait encore aujourd'hui à ses employés d'accéder extrêmement facilement aux données personnelles de ses clients, notamment celles relatives à leurs déplacements. 

Comme le témoigne un ancien employé du service de sécurité informatique d'Uber, Ward Spangenberg - qui a par ailleurs porté plainte contre son employeur après avoir été licencié - les salariés d'Uber ont accès à un "God mode" qui permettrait de rechercher dans les informations personnelles des utilisateurs.

En 2014 déjà, le site Buzzfeed révélait qu'un des responsables de la société avait utilisé ce "God mode" pour pister les déplacements d'une journaliste qui s'était montrée critique envers l'entreprise. 

Ward Spangenberg affirme également avoir, sur ordre de ses supérieurs, chiffré le contenu d'ordinateurs de l'entreprise lors de perquisitions, afin d'empêcher les enquêteurs d'y avoir accès. Des affirmations confirmées par le fisc québecois. Dans ses conclusions, la Cour supérieure de Montréal, auprès de laquelle Uber a contesté le mandat de perquisition, note : « Le redémarrage à distance des ordinateurs pendant l’exécution des mandats de perquisition constitue un facteur non négligeable. Lors de la délivrance de nouveaux mandats de perquisition, cette conduite, qui revêt toutes les caractéristiques d’une tentative d’entrave à la justice, permettait au juge émetteur de conclure qu’Uber voulait soustraire la preuve de sa conduite illégale à l’attention des autorités fiscales ».

RedactionLVS

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